Parcours de réfugié



Qu'est ce qu'un refugié?

Se dit d'une personne à qui la Belgique accorde une protection, en raison des risques de persécution qu'elle encourt dans son pays d'origine, du fait de son appartenance à un groupe ethnique ou socilal, de sa religion, de sa nationalité ou de ses opinions politiques (convention de Généve)

Quel parcours légal incombe au demandeur d'asile?


Tout étranger arrivant en Belgique peut y demander l’asile. Cependant, tout le monde n’obtiendra pas, au bout du compte, le statut de réfugié. Le demandeur d’asile doit d'abord passer par une procédure. Pendant l'enquête menée par les instances chargées de l’asile, le demandeur d'asile à droit à une aide matérielle dans le lieu d'accueil qui lui est attribué. Cette désignation est assurée par le service Dispatching de Fedasil.

Les demandeurs d'asile ne sont pas obligés de résider dans le centre d'accueil qui leur a été attribué, mais les demandeurs d'asile ne résidant pas dans une structure d'accueil n'ont droit à aucune aide matérielle, mais conservent le droit à l'aide médicale.

L'accueil des demandeurs d'asile est organisé tant dans des centres collectifs que dans des logements individuels. 

Dès qu'une décision définitive est prise dans un dossier d'asile, cela signifie, dans la plupart des cas, la fin du droit à l'accueil pour le demandeur d'asile. Après une décision positive, le réfugié reçoit un permis de séjour et doit se mettre à la recherche de son propre logement. Toute personne recevant une réponse négative doit quitter le territoire.


Et en réalité?

   La procédure
Cette procedure se déroule comme suit, lors de l'introduction de sa demande d'asile à l'Office des Etrangers (OE), le demandeur est appelé à faire son premier interview (resumé de l'histoire) dans l'immédiat ou dans un bref délai. Si l'Office des Etrangers accepte sa demande (cas Dublin ou demande multiple), alors le demandeur est reconvoqué pour une audition en présence de son avocat ou d'un tiers en qui il a confiance et d'un interprète s'il en a besoin. Le demandeur doit convaincre et prouver qu'il mérite l'asile. Ceci est source de beaucoup de stress dans un pays dont on ne connait pas réellement les lois, les us et coutumes, qui parfois n'utilisent pas les même référents que nous.
Cet interview donne droit au demandeur d'avoir une réponse positive (être reconnu comme réfugié) ou à une reponse négative qui donne droit de faire un recourt auprès du Conseil du Contentieux des Etrangers. Très souvent après une réponse négative, le demandeur reçoit un ordre de quitter le territoire.



   La vie dans un centre communautaire


Après l’acceptation de la demande d’asile, le demandeur est transféré dans un centre de transit ou d’accueil (code 207). Certains sont logés dans les hôtels et d’autres laisser à eux même.
Le centre est un lieu d’accueil où résident plusieurs personnes de nationalités et de cultures différentes. Dans les centres les résidents ont du mal à se connaitre, a se comprendre a cause de leurs différentes éducations et  cultures. Les résidents n’ont pas le choix sur l’alimentation.
Dans les centres les résidents sont nombreux dans les chambres voire jusqu'à huit (8) personnes
par chambre ce qui fait que le repos est difficile et la suivie des mesures d’hygiène laisse à désirer. Vu le nombre important de personnes l’accès aux soins de santé deviennent compliquer. Le résident est stressé, à l’insomnie, est embarrassé par les séquelles de l’attente.  


Interview croisé de deux demandeurs d'asile, anciens résidents de centre communautaire sur l'asile


Une instruction de Fedasil de fin Avril 2011 permet aux demandeurs d'asile, dans certaines conditions, de demander la suppression de leur code 207 "structure d'accueil" sur base volontaire. On assiste aux prémière sorties des structures d'accueil et aux premières demandes d'aide aux CPAS.
Le logement  est la prémière sécurité que cherche un refugié qui doit commencer une vie ailleurs. La recherche de ce logement devient très difficile car certains bailleurs pour des raisons personnelles demandent un contrat de travail ou préfèrent les  étudiants, quand ils ne veulent pas tout simplement pas "traiter" avec les étrangers.
               
Selon la procédure si le résident n’a pas de refus durant les six (6)  premiers mois de sa demande, à droit à un permis de travail  qui  lui permettrait d’accéder à des formations (Forem, centre, CRIPEL…)  par contre s’il a eu un refus avant les six (6) premiers mois, il est limité à suivre d’autres formations.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire